En 2026, l’AFPAC met en avant un plan destiné à accélérer le déploiement des pompes à chaleur et à mieux structurer leur installation en France. Ses propositions touchent aussi aux compétences, à l’emploi et à la qualité des interventions : des enjeux qui concernent les entreprises du bâtiment, mais aussi, plus largement, l’insertion professionnelle dans les métiers de la transition énergétique.
L’article en bref
Le plan de l’AFPAC associe accélération des installations, qualité et structuration de la filière. Ses perspectives invitent aussi à regarder les besoins de formation professionnelle et d’accompagnement vers l’emploi dans les métiers concernés.
- Un cap de déploiement : L’AFPAC veut contribuer à accélérer l’équipement résidentiel en pompes à chaleur.
- Un centre d’expertise : Le Cepac doit diffuser des repères techniques et des pratiques partagées.
- Des installations facilitées : Le plan cible les freins dans le neuf comme en rénovation.
- Des compétences à renforcer : La qualité des projets dépend aussi de professionnels formés et accompagnés.
À retenir : les perspectives 2026 relient transition énergétique, développement économique et impact social, sans confondre les rôles des acteurs de la filière.
AFPAC 2026 : un plan pour accélérer le déploiement des pompes à chaleur
L’AFPAC, association française de la filière des pompes à chaleur, présente un plan d’électrification inscrit dans un objectif de long terme : atteindre 8,8 millions de pompes à chaleur dans le résidentiel d’ici 2030, soit un rythme de 850 000 installations par an. Le plan entend également contribuer à la priorité gouvernementale d’un million de pompes à chaleur en 2027.
Ces repères correspondent à des objectifs de déploiement et non à des résultats déjà obtenus. Pour les entreprises du bâtiment, le défi sera de transformer cette ambition en projets réalisables, avec des équipements adaptés, des raccordements disponibles et des équipes capables d’assurer une pose de qualité.
Le Cepac, un centre d’expertise pour harmoniser les pratiques
Le plan prévoit la création du centre d’expertise Pac, ou Cepac. Sa mission annoncée est de contribuer à la cohérence du déploiement national, de diffuser les bonnes pratiques et de représenter la filière sur les questions techniques et opérationnelles.
Pour une petite entreprise qui souhaite développer une activité autour des pompes à chaleur, des références partagées peuvent faciliter la préparation des chantiers et l’échange entre professionnels. Le Cepac est ainsi présenté comme un outil de structuration, sans se substituer aux organismes de formation ni aux autorités compétentes.
Actualité de l’entreprise et installation des PAC dans le neuf comme en rénovation
Parmi les mesures proposées, l’AFPAC souhaite mieux anticiper l’accueil des pompes à chaleur dans les bâtiments neufs. Cela passe notamment par des raccordements électriques adaptés et par des démarches administratives plus simples, afin d’éviter que des choix tardifs ne compliquent les travaux.
En rénovation, les obstacles peuvent être différents : contraintes architecturales, exigences réglementaires ou délais de raccordement. L’association propose de faire évoluer certains freins et d’accélérer les raccordements électriques avec Enedis. Ces pistes doivent être comprises comme des recommandations du plan, et non comme des règles déjà entrées en vigueur.
Des leviers proposés pour faciliter les projets
La faisabilité d’une installation dépend souvent de plusieurs décisions qui s’enchaînent. Une entreprise fictive de rénovation peut, par exemple, devoir coordonner l’étude du bâtiment, les travaux électriques et l’intervention de l’installateur : un retard sur un seul volet peut décaler l’ensemble du chantier.
Le plan évoque aussi un programme de financement labellisé par l’État ainsi qu’un renforcement du prêt à taux zéro. Pour les ménages et les professionnels, l’enjeu est de rendre les aides plus lisibles ; les modalités concrètes dépendront toutefois des dispositifs effectivement adoptés et publiés.
- Dans le neuf : prévoir des raccordements électriques adaptés dès la conception du bâtiment.
- En rénovation : examiner les contraintes techniques, réglementaires et architecturales en amont.
- Pour le financement : suivre l’évolution des propositions concernant le programme labellisé et le PTZ.
- Pour la coordination : anticiper les échanges entre ménages, installateurs et gestionnaires de réseau.
La simplification commence par une meilleure anticipation : les équipements, les raccordements et les démarches doivent être pensés ensemble.
Pompe à chaleur air/air : les évolutions réglementaires envisagées
L’AFPAC veut renforcer la reconnaissance de la pompe à chaleur air/air. Parmi les pistes avancées figurent la refonte des fiches des certificats d’économies d’énergie (CEE), l’application d’un taux de TVA réduit à l’ensemble des pompes à chaleur et un assouplissement des contraintes liées aux gaz fluorés, dits F-Gas.
Ces propositions visent à rendre le cadre plus cohérent avec les usages et les caractéristiques des équipements. Pour un ménage ou une entreprise, il reste essentiel de vérifier les règles et les aides en vigueur au moment du projet : une proposition portée par une association ne vaut pas décision réglementaire.
Qualité de pose et entretien : des propositions pour la confiance
Le plan recommande un entretien annuel obligatoire, la création d’un référentiel qualité couvrant les installations individuelles et collectives, ainsi qu’un certificat de conformité pour les installations en maison individuelle. L’objectif est de mieux encadrer la qualité des équipements installés et de réduire les écarts de pratique.
Pour un installateur, des critères communs peuvent clarifier les attentes du client et faciliter le suivi d’un chantier. Avant toute évolution, les professionnels devront cependant se référer aux textes applicables et aux informations officielles disponibles.
Insertion professionnelle et compétences : des perspectives 2026 pour la filière
La montée en puissance des pompes à chaleur pose une question de compétences : qui réalisera les études, les raccordements, l’installation et l’entretien, et avec quel niveau de préparation ? Les propositions de l’AFPAC portent sur la structuration de la filière ; elles ne constituent pas, à elles seules, une offre de formation professionnelle ou un dispositif d’insertion.
Le lien avec une entreprise d’insertion se situe plutôt dans les besoins d’emploi susceptibles d’émerger dans le bâtiment et la rénovation énergétique. Selon les postes et les prérequis, des parcours d’accompagnement vers l’emploi peuvent aider des personnes à découvrir ces métiers, à acquérir des compétences de base et à se rapprocher des employeurs. Les modalités concrètes relèvent des structures concernées et des organismes compétents.
Relier formation professionnelle, emploi et impact social
Pour une structure d’insertion, la transition énergétique peut ouvrir des pistes de coopération avec les entreprises du bâtiment, à condition de partir des besoins réels des employeurs. Une première étape consiste à repérer les métiers accessibles, les compétences attendues et les éventuelles formations ou habilitations nécessaires, puis à orienter les personnes vers les bons interlocuteurs.
Cette démarche ne garantit pas un recrutement automatique. Elle peut néanmoins rapprocher développement économique et inclusion sociale lorsque les entreprises clarifient leurs besoins et que l’accompagnement prend en compte les étapes du parcours professionnel.
| Enjeu | Piste portée par l’AFPAC | Point de vigilance pour l’emploi |
|---|---|---|
| Déploiement | Accélérer les installations et anticiper les raccordements | Identifier les métiers et compétences réellement recherchés |
| Qualité | Créer un référentiel et proposer un certificat de conformité | Orienter vers des apprentissages adaptés aux postes visés |
| Accessibilité | Simplifier le parcours des ménages et des professionnels | Rendre les informations et les parcours professionnels lisibles |
| Filière | Diffuser des pratiques communes par le Cepac | Favoriser les échanges entre employeurs et acteurs de l’insertion |
La création d’emplois ne dépend pas uniquement du volume d’installations : elle repose aussi sur la capacité à faire correspondre compétences, besoins des entreprises et parcours d’accès à l’emploi.
Tarifs dédiés et aides : les autres propositions du plan AFPAC
L’association propose des tarifs d’électricité dédiés aux foyers équipés de pompes à chaleur, avec l’idée de valoriser les usages énergétiques pertinents, notamment lorsqu’ils sont associés à un véhicule électrique ou à une installation photovoltaïque. Le plan suggère également un programme unique de gestion des aides afin de simplifier les démarches des ménages et des professionnels.
Ces propositions soulèvent un enjeu pratique : une aide est plus utile lorsque ses conditions, son calendrier et les étapes à accomplir sont faciles à comprendre. Les usagers doivent consulter les informations officielles avant de prendre une décision financière, car les dispositifs applicables peuvent évoluer.
Les repères à suivre pour les ménages et les professionnels
Les prochaines étapes dépendront des décisions prises par les pouvoirs publics et de la mise en œuvre des propositions. Pour éviter les confusions entre annonces et mesures effectives, il est utile de suivre les communications de l’AFPAC et de vérifier les dispositifs auprès des organismes compétents.
Pour les entreprises, cette veille peut aussi servir à anticiper les besoins d’équipement, d’organisation et de formation. Une information fiable transforme un objectif sectoriel en décisions opérationnelles mieux préparées.
Que représente l’AFPAC dans la filière des pompes à chaleur ?
L’AFPAC est une association qui porte des enjeux de la filière et propose des actions pour structurer le déploiement des pompes à chaleur. Elle n’est pas une entreprise d’insertion ni, à elle seule, un organisme de formation.
À quoi doit servir le Cepac ?
Le centre d’expertise Pac doit contribuer à la cohérence du déploiement national, diffuser les bonnes pratiques et représenter la filière sur les sujets techniques et opérationnels.
Quelles mesures l’AFPAC propose-t-elle pour faciliter les installations ?
Le plan évoque l’anticipation des raccordements dans le neuf, la réduction de certains freins en rénovation, des pistes de financement et une simplification de la gestion des aides. Ce sont des propositions dont l’application dépendra des décisions prises.
Quel lien peut exister entre pompes à chaleur et insertion professionnelle ?
Le développement de la filière peut faire évoluer les besoins de recrutement dans le bâtiment et la rénovation énergétique. Les entreprises d’insertion et les acteurs de l’emploi peuvent explorer ces besoins avec les employeurs et les organismes compétents, sans présumer des postes disponibles ni des prérequis.
Je suis Élodie Granger, rédactrice spécialisée dans la formation, les ressources humaines et la transition durable. J’aide les actifs et les entreprises à y voir clair : se former, se reconvertir, recruter et engager une démarche plus responsable, sans jargon ni promesses creuses. J’aime les explications concrètes, sourcées et directement actionnables.




